Nube Roja 
Rock band

L’amitié entre Anthuan Perugorría et Lázaro Peña remonte à l’école primaire quand ils faisaient leurs premiers pas au piano et au violon, respectivement. Aujourd’hui, à mi-parcours de la vingtaine, les deux amis ont non seulement changé d’instrument – Anthuan est un batteur et Lázaro joue du piano — mais ont également fondé Nube Roja, un projet musical qui vise clairement un public jeune et trouve progressivement son style et se fait son répertoire.

Après être partis en tournée pendant des années en tant que musiciens d’accompagnement pour une longue liste d’artistes cubains prestigieux - Kelvis Ochoa, Descemer Bueno, Danay Suárez, Haydée Milanés, X-Alfonso… — Anthuan et Lázaro ont décidé qu’il était temps pour Nube Roja de voler de ses propres ailes : « On a beaucoup appris et avec tout ça, on a décidé de faire notre propre musique, c’est ce qui nous a toujours intéressés », affirme Anthuan.

En plus du piano et de la batterie, le groupe comprend une guitare et une basse. Ils ont déjà enregistré deux clips vidéo pour les chansons « Dibujemos el camino » et « Sin control », réalisés par le père d’Anthuan, le célèbre acteur Jorge Perugorría. « On aime le rock ‘n roll, le blues, la soul, la musique cubaine… », lance Anthuan. Ils décrivent le son qu’ils espèrent obtenir pour Nube Rojas, une fusion de « vintage » et d’influences plus modernes (électro, Bruno Mars…).

« [À Cuba], on manque cruellement d’informations et il est difficile de mûrir en tant que musicien », affirme Anthuan. « Mais parfois, quand les choses ne sont pas faciles, tu te recentres. Et c’est ce que j’admire vraiment chez les jeunes cubains qui prennent le temps de chercher, chercher et chercher… », ajoute Lázaro.

Anthuan et Lázaro sont convaincus qu’ils seront plus forts s’ils restent ensemble : « Toujours ensemble », affirme Lázaro. « On est plus qu’une famille ». Ils rêvent également de stabiliser la composition du groupe : « Créer un son qui nous est propre en dépend ; il faut jouer ensemble pendant longtemps».

Et si quelqu’un leur dit qu’ils n’ont pas l’apparence ni le style cubain ? « C’est toute la beauté de la chose ! », affirme Anthuan. « On n’a pas l’air cubains, mais on l’est ». Puis il nous donne une explication détaillée des tatouages qu’il a sur le bras, à savoir une phrase du leader indépendant cubain Antonio Maceo et une machette, « Un outil utilisé dans les champs de canne à sucre devenu une arme de libération ».