Arien Chang : photographe de La Havane

24 Apr. 2017
« Photographier, c’est une attitude, une façon d’être, une manière de vivre. » Voilà ce que nous a dit Henri Cartier-Bresson il y a quelques années. Et Arien Chang Castan nous le rappelle aujourd’hui.

Arien a toujours su qu'il ferait de la photographie. À l'âge de sept ans, il aimait jouer avec le vieux Zenit russe de son père. Il a toujours aimé les images, les couleurs, les films.
Arien a commencé sa carrière en étudiant la peinture mais, après un an, il n'était pas vraiment convaincu. En 2003, il a commencé à étudier la photographie et, comme il dit, « la peinture est la base de la photographie », ce qui explique peut-être pourquoi il avait d’abord étudié la peinture. En lisant de nombreux livres sur la photographie, il a pu découvrir des artistes célèbres et talentueux tels que Henri Cartier-Bresson – son préféré –, Sebastião Salgado et William Eugene Smith. C’est alors que sa passion pour la photographie est revenue.
Une fois terminé le cours qu’il suivait, « je ne savais rien de la photo ». Ses amis et la pratique l'aidèrent à progresser, à découvrir et à affiner son propre style photographique. Pendant 7 ans, il a pris des images en noir et blanc, toujours analogiques. Il a appris énormément en faisant cela. Depuis 2009, il fait également de la photo couleur. Deux types différents de photographie, deux façons d'exprimer ses sentiments.

Arien a toujours voulu faire de la photo documentaire pour rendre compte de la vie cubaine. Il a travaillé comme freelance pour des journaux et des marques. La photographie documentaire lui offre la possibilité d'élargir ses horizons et ses expériences en se rendant dans des lieux nouveaux et intéressants, d'abord à Cuba, puis dans le monde entier.

Le silence peut en dire plus long que mille mots. Je n'ai pas l'impression de travailler quand je prends des photos.

En fait, la photo est bien plus qu'un boulot ou même qu'une passion. La photo est une leçon de vie, sa « manière de vivre »